Ce pic offre une vue imprenable et unique sur l’ ensemble de la région. Du haut de ses 529m, on peut contempler la baie de Sainte Luce dans toute sa splendeur, d’ Est en Ouest. On arrive aussi à admirer les iles lokaro, la pointe Evatra, l’ anse Dauphine, le pointe et les plages de Libanona, la fausse baie des Galions, le cap Ranavalona, le lac Andriambe…
A Fort dauphin, le climat est doux avec une moyenne de 20° à 26°C, en raison du contact avec la mer. Elle bénéficie d’ une précipitation supérieure à 1500mm ; des pluies provoquées en grande partie par la proximité de la barrière montagneuse. L’ arrivée des Européens dans cet endroit a lieu au début du XVIIème siècle. En Mars 1642, Pronis et Foucquenbourg, commis de la compagnie des Indes Orientales, débarquèrent dans la baie de Sainte Luce. En raison de l’ insalubrité du milieu dû à la présence des marécages et des lagunes, Pronis décida de déplacer la colonie sur la presqu’ île de « Tholongar » à la fin de l’ année 1643, car les fièvres emportèrent beaucoup de ses hommes. Il y a fondé le comptoir commercial français dénommé Fort dauphin en l’ honneur du futur roi soleil de France, Louis XIV. Fort-Dauphin n’a repris son nom original de Taolagnaro que longtemps après l’indépendance et n’a connu un semblant de développement qu’à une date récente.
A l’ heure actuelle, le site de leur débarquement abrite un musée historique de la région qui fait partie des attraits de la ville. Sainte Luce appelé également village de Maniafiafy à 64kilomètres de Fort dauphin offre une beauté sauvage. Le village de Sainte Luce est niché au cœur de filaos et de cocotiers. Il est bordé d’ une magnifique plage de sable fin dans une large et merveilleuse baie au large de laquelle les fameux galions français du XVIIè siècle mouillèrent. Outre les attraits historiques, la zone présente encore d’ autres merveilles comme le « fort Flacourt », du nom du second gouverneur du comptoir du comptoir de Fort dauphin. Sa porte d’ entrée date de l’ arrivée Pronis. Il comporte un chemin de ronde datant du XVIII è siècle à gauche d’ un promontoire et un bastion, renfermant trois canonnades, érigée par le comte de Maudave. Plus à droite du chemin de ronde, on peut discerner en contrebas des ruines du fortin sud est. Ensuite, on peut encore retracer l’ histoire de la ville à travers le Fort des Portugais qui se trouve à 10kilomètre à l’ Ouest de Fort dauphin. On dit que c’ est le plus ancien batiment édifié par les Européens à Madagascar. Il est l’ œuvre des portugais qui y étaient passés au début du XVIè siècle en 1504.
Fort dauphin propose aussi d’ autres sites naturels plus agréables à voir. Parmi eux, la vallée de la Mandrare, les criques de Lokaro et des lacs. Les deux lacs les plus visités de cette contrée de la Grande île sont le lac Vinanibe et la Lac Anony.
Le Lac Vinanibe est situé à 8km de la ville. C’ est un lac immense, bordé par un village de pêcheurs. Pour les amateurs de sport de glisse, ce sport est adapté au windsurf ou au flysurf. Les passionnés de la nature, de détente et de calme y trouvent aussi leur compte. Il propose également une magnifique plage de sable blanc encore vierge. Quant au Lac Anony, c’ est un endroit de toute beauté à proximité de l’ Océan. Les plages sont de sable blanc, bordées de filaos. Ce lac sillonné de pirogues offre des scènes de pêches « tanosy »dans ses eaux saumâtres. Les criques de Lokaro sont situés à environ 40km au nord est. Ce site idylique est idéal pour une petite baignade et la plongée sous marine. Ils sont entourés par de nombreux îlots dont Sainte Claire.
La vallée de Mandrare est colonisée par des immenses plantations de sisal- Agave sisalana perrine aux rangées rectilignes s’ étendant à perte de vue. Ces plantes sont plantées pour leurs fibres. Le sisal, unique culture industrielle à l’intérêt déjà limité, est produit par une seule entreprise qui, en raison de ce monopole, fait la pluie et le beau temps. Elle est ainsi propriétaire de la moitié de la ville et de toute une réserve naturelle des environs – la forêt d’épineux de Berenty –.
Il faut reconnaître que la ville et le port sont restés les parents pauvres de la région, à cause de l’éloignement et du manque de ressources de l’arrière pays aride, alors que son potentiel touristique est énorme à cause de sa configuration topographique et de son climat très sec. La situation était aggravée par l’insuffisance sinon mauvaises des infrastructures routières, ce qui isolait pratiquement ce port du reste du pays et le rendait dépendant du seul transport aérien et du cabotage. En dépit de la beauté exceptionnelle du site et de bonnes structures d’accueil, le tourisme y a dès lors été très faible et les malgaches eux-mêmes ne connaissent cet endroit éloigné que s’ils sont obligés de s’y rendre pour des raisons impérieuses. Les choses sont cependant en train de changer car QMM, une Compagnie minière canadienne s’est mise à exploiter le riche gisement d’ilménite du lieu, et a même commencé la construction d’un nouveau port à vocation minière et commerciale dans le voisinage, créant aussi par contrecoup un début de réseau routier vers l’intérieur, qui poursuit la Route nationale 13 en provenance d’Ihosy. De grands efforts sont déployés par le gouvernement malgache qui a fait de Taolagnaro un des sites dits Pôles intégrés de croissance (PIC) dans le cadre de sa politique générale énoncée dans le « Madagascar Action Plan ».
En plus du catholicisme légué par les colons français, la population pratique le protestantisme luthérien prôné par des missionnaires américains qui ont œuvré en particulier dans le domaine médical : l’hôpital de Manambaro a longtemps été le seul de tout Madagascar à pratiquer certaines opérations chirurgicales difficiles. Les américains ont aussi beaucoup fait dans le domaine éducatif et… musical, comme en témoigne la renommée de leur ensemble choral dans l’Ile et outre-mer. Autrement, les habitants auraient plutôt tendance à pratiquer leur religion traditionnelle et à se soigner au moyen des herbes dispensées par leurs guérisseurs traditionnels. Le code moral qu’ils suivent diffère sensiblement de ce que l’occident approuve, ainsi qu’une récente affaire vient de montrer : pratiqué par des parents de mineures, le proxénétisme n’est pas réprouvé, et il a fallu une intervention de la police pour y mettre fin, ou du moins pour le réduire.
Au plan sportif, en dehors des randonnées, le surf et la planche à voile pourraient y développer le tourisme sportif, grâce aux puissants rouleaux de l’Océan Indien mais la plongée et la chasse sous-marine n’y sont pas encore suffisamment pratiquées bien que la richesse des fonds marins soit reconnue.




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