LE MASSIF D’ ISALO
SITUATION GEOGRAPHIQUE Le site du Massif de l’Isalo se situe sur la route Nationale 7 allant vers le Sud Ouest, dans la ville de Ranohira à 683km de Tana et à 243 km de Tuléar. Le parc englobe la partie nord du Massif qui s’étend sur 100km dans le sens Nord Sud.
RELIEF ET CLIMAT Cet immense massif érodé s’étend sur un vaste lit d’herbes, parsemé de forêt de « tapia » (forêt de dicotylédones donnant une nourriture pour les cultures de sériciculture). La superficie du parc atteint près de 81540 ha.
Le climat est de type tropical sec, la température mensuelle varie de 17 à 25° C. En toute saison, il est conseillé de se munir de vêtements chauds pour la nuit. La pluie est rare et il ne pleut presque pas en Juin à Août. Se munir toutefois de beaucoup d’eau minérale, d’un chapeau, et d’une lotion de protection contre les coups de soleil.
INTÉRÊTS TOURISTIQUES L’Isalo est fantastique : il ne s’agit pas seulement des couleurs et des formes du terrain attaqués par l’érosion, mais aussi des panoramas immenses et du silence absolu et général qui enveloppe tout l’ensemble. C’est également un ensemble que tous les "Bara" revêtent d’un caractère sacré.
Circuit pédestre, circuit voiture.
On peut visiter les merveilles du parc national à pied ou en voiture 4x4 recommandé avec un guide et un porteur selon le nombre de personnes : On pourra alors voir les sites suivants :
La piscine naturelle : 15mn en voiture 4x4 ou 40mn à pied + 1h à 2h de marche. Sur le circuit, on admire le paysage varié avec les diverses formes spectaculaires des rochers de grès. Les formations rocheuses ont reçu des noms typiques de la part des guides : On y constate la « Tortue », la « femme africaine », le « crâne » ou encore le « crocodile ». Le sentier est parsemé de ces fameuses plantes dites des « pachypodes », des baobabs nains, et on peut y croiser parfois des lémuriens, des oiseaux ou des caméléons. Au bout d’une bonne heure de marche avec de petites montées, on se trouve soudain au-dessus d’une vallée qui ressemble à la fameuse Vallée de la mort ou certains vallons qui ressemblent aux vallons du Colorado. On domine soudain une vallée rocheuse et désertique, à l’exception d’une zone de verdure serpentant en son milieu . La petite randonnée mérite une bonne détente dans la piscine naturelle avec toute la verdure qui l’ entoure, parfaite à tous points de vue pour un délassement sans mélange.
Les Canyons des rats et les canyons des Singes. Il s’agit de rochers de granites, nécessitant un circuit plus sportif, avec une petite randonnée sur des sentiers balisés, le long d’ un cascade d’eau turquoise, comportant un trajet de 40mn en voiture 4x4 ou 2h à pied +2h à 4h de marche. La ballade permet pourtant une vue impressionnante sur les falaises, les forêts, les rizières. Avec une virée en savane, dans une forêt tropicale, ancien village royal. Le canyon des singes, un circuit privilégiant l’observation des lémuriens « Sifaka », des lémuriens à queue annelée. Le canyon des rats, avec une chute et une autre piscine naturelle pour la douche, et la visite de tombeaux bara. En entrant dans le canyon, on peut voir des tombeaux bara creusés dans la façade rocheuse. Chaque fois qu’on enterre un cadavre, après le lavage traditionnel des ossements, on enterrera le défunt un peu plus haut dans le mur du tombeau.
La grotte de portugais (grotte aménagée par des marins portugais naufragés au XVIème siècle, refuge naturel avant d’arriver près de Fort Dauphin) et la forêt de Sahanafa. Circuit encore très sportif en raison des pentes, des sentiers dangereux, sa traversée de rivières, la longueur de distance entre les sites. Pour 4 à 7 jours de marche, on peut admirer des paysages divers, des sites archéologiques, des forêts sèches et humides aux espèces très rares, toute sorte de plantes, des oiseaux et lémuriens.
Canyon de NAMAZA. C’est un circuit qui remonte diverses sortes de rivières. 20mn en voiture ou 1h à pied +1h à 2h de marche. Apres un parcours de sentiers difficiles, on découvre une vue panoramique sur la forêt, la cascade, la piscine bleue et piscine noire avec possibilité de baignade. La vallée est riche en faune et flore endémique du Sud Est. Forêt verte, rivière, cascade des Nymphes, oiseaux, papillons, lézards, quelques rares lémuriens. La piscine noire : il s’agit en réalité d’une zone où de l’eau s’écoule d’une source élevée, fournissant un grand soulagement d’un soleil accablant.
La fenêtre de l‘Isalo : un massif de roche taillé naturellement en forme de fenêtre et s’ouvrant sur la grande vallée déserte ; il ne faut pas la manquer au soleil couchant.
FAUNE ET FLORE On y compte 77 espèces d’oiseaux, dont 70% sont endémiques. Parmi elles, le Pseudi cossyphus bensoni dit Merle de roche de Benson, espèce endémique de Madagascar qui ne se rencontre que dans l’Isalo. On pourra y voir des lémuriens tels que Propithecus verreauxii, lémur catta, le microcebus murinus, le mirza coquereli, le Lépilémur ruficaudatus, l’eulemur fulvus rufus, etc., ainsi que 33 espèces de reptiles, 15 espèces d’amphibiens et des micromammifères. La flore est dominée par le « tapia » famille des euphorbiacées (genre Uapaca bogeri) nourriture du landibe, un ver à soie qui produit la soie naturelle malgache. 116 espèces médicinales, espèces de bois pour la construction, des bois d’œuvre pour les meubles, et pour les travaux artisanaux. Pour les botanistes, des types de pachypodiums rosulatum encore appelés pieds d’éléphant, une plante bulbeuse s’accrochant aux rochers, ainsi que des aloès isaloensis, une espèce d’aloès indigène spécifique.
ETHNIE L’ethnie majoritaire est le Bara. A Isalo, on peut visiter le centre d’intérpretation : Ce centre vaut la peine de s’y rendre pour mieux connaître les gens qui habitent autour du parc, ainsi que la faune sauvage qui habite le centre lui-même. Apparemment, pour aboutir à l’âge adulte, le Bara ne doit pas seulement avoir volé des animaux mais aussi subir une épreuve d’épizootie, soit l’étude des parasites et des maladies affectant les zébus.
HEBERGEMENT On y dispose de deux choix : soit en camping à l’intérieur même du parc près de la piscine naturelle , au voisinage de la rivière Namaza, près des canyons et dans un site sécurisé sur la route nationale, ou encore « l’oasis », une grotte frangée de palmes, bien qu’en saison sèche, on n’y dispose que d’une petite ration d’eau, ce qui en fait une déception. Soit encore dans des hôtels de différentes catégories.





Le parc national d’Andasibe-Mantadia ou Périnet
Le parc national d’Andringitra
Le parc national d’Ankarafantsika
Le parc national d’Ankarana
Le parc national d’ Isalo dans le Sud de Madagascar
Le parc national de Marojejy dans le Nord de Madagascar
Le parc national de Masoala à l’ Est de Madagascar
Le parc national de la Montagne d’Ambre dans le Nord de Madagascar
le parc national de Tsimanampetsotsa dans le Sud Ouest de Madagascar
Le parc national de Tsingy de Bemaraha à Madagascar